icone
Le mode de vie des bergers

Le berger landais, vêtu de peau de mouton, perché sur des échasses, surveille son troupeau de bêtes, éparpillé dans une lande dénudée. Il circule sur les territoires communaux et les territoires immenses de la lande, désertique, marécageuse et humide l’hiver, aride et étouffante l’été. La nuit, ils rentrent les moutons dans la borde pour ramasser les excréments.

L’activité pastorale est indispensable à l’agriculture car les excréments de moutons sont utilisés pour faire de l’engrais afin d’amender les terres cultivées. Lorsqu’il est membre d’une famille de propriétaires ou de métayers, c’est souvent un homme âgé, vieilli par le dur travail des champs et dont l’expérience se révèle précieuse pour la conduite et le soin du troupeau. Lorsqu’il est domestique, au service d’un propriétaire ou d’un métayer, il peut être intégré à la maisonnée de son patron mais le plus souvent il se trouve sous contrat avec un propriétaire qui lui confie alors une métairie réduite : la brasserie. Lorsqu’il est brassier, le berger dispose d’une petite maison et d’un lopin de champ complété d’un jardin pour assurer sa subsistance.

La période d’agnelage passée au printemps, le berger s’éloigne des quartiers et des bourgs et il arpente la lande pour fournir à ses bêtes une nourriture suffisante. Ainsi commence sa vie de solitaire, qu'il occupe de menus travaux, il peut, par exemple, tricoter, perché sur ses échasses !

La période d’agnelage passée au printemps, le berger s’éloigne des quartiers et des bourgs et il arpente la lande pour fournir à ses bêtes une nourriture suffisante. Ainsi commence sa vie de solitaire, qu'il occupe de menus travaux, il peut, par exemple, tricoter, perché sur ses échasses ! Sa solitude est toutefois émaillée de rencontres régulières avec d’autres bergers venant de quartiers ou villages voisins. Ces rencontres, ainsi que les fêtes et les foires, sont autant d’occasions d’échanger des nouvelles, que chacun ramène ensuite dans son port d’attache. Ainsi, paradoxalement, ce solitaire est comme un messager, gardien de la tradition orale et faisait partager son savoir au villageois qu’il rencontre.

 


La Mouleyre, Bergers près d'un parc, sans date, réf. M.A. : 66.27.2186
Félix Arnaudin © Musée d'Aquitaine

Si vous désirez savoir pourquoi ils portaient des échasses,
passez à l'étape 1
Si vous vous interessez plutôt aux moutons,
allez à l'étape 7


bouton de retour