INTRODUCTION

Atlas historique de Bordeaux, Bordeaux, Ausonius Éditions, 2009 (AMBx 4 BIB 406)

 

Depuis plusieurs mois, certains élèves de seconde du lycée de La Sauque, dans le cadre du projet du cours de latin et de l’atelier Monumérique Archimérique conduit par les Archives municipales de Bordeaux, ont constitué quatre différents dossiers, regroupés dans ce blog. Il est composé de quatre pôles d’information à destination des touristes d’hier et d’aujourd’hui désireux de découvrir BURDIGALA (soit Bordeaux Antique):

Tout d’abord vous trouverez des indications sur le COMMERCE, puis dans un second temps les LOISIRS. Par la suite la RELIGION puis pour finir l’URBANISATION.

Merci à tous et bonne lecture !

[ fait par : Alban ; Baudouin ; Aymeric ; Adelaïde ; Sabine ; Florence ; Solène ; Antoine ; Elise ; Nathan ; Claire ; Lauriane

Avec la participation de Melle Bouchou , professeur de latin et de francais , et Nicolas, célébre animateur multimédia].

Aspect de la ville de Bordeaux vers 1450, Léo Drouyn, 1874 (AMBx Fi 40 B 3)
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1. LE COMMERCE

La visite de BURDIGALA
Impossible de ne pas penser au forum !

Le splendide forum était pour les Romains la place publique où les citoyens se réunissaient pour marchander, traiter d’affaires politiques ou économiques.

A l’origine, le terme de forum était donné à la place principale, sur laquelle se réunissait la population. Les remarquables architectures que sont les forums étaient en effet situées, dans les premiers temps, en dehors de la ville. Cependant, même aux temps anciens, sur ce forum, on vendait les bœufs, les porcs, les poissons, les légumes et bien d’autres victuailles qui s’avéraient délicieuses.

Burdigala au début du IIIe siècle, Jean-Claude Golvin, 1999 (AMBX 1 Num 5)

 

Burdigala joue désormais un rôle important dans la vie économique du monde romain. De “civitas stipendaria” (cité soumise à l’impôt), elle devient, au 2e siècle, un “municipe” (cité dont les habitants jouissent de certains droits de la citoyenneté romaine). A la fin du 2e siècle, elle supplante Mediolanum Santonum (Saintes) en tant que capitale de l’Aquitaine seconde, l’une des trois régions administratives de l’Aquitaine romaine. C’est sans doute également l’époque où le christianisme pénètre dans la ville

A ne pas manquer : Le port de Bordeaux dans lequel s’écoule la Deveze par 26 bouches de bronzes !
Bordeaux est un impérieux emporium, c’est-à-dire un comptoir de commerce contrôlant les routes de l’étain et du plomb entre tous les gaulois de la Loire. Le peuple gaulois de la Région de Bourges contrôlait, depuis le port intérieur, ce gigantesque trafic qu’est celui de l’étain amené de Bretagne.

En effet, le commerce maritime de l’étain venant de Cornouaille et du cuivre en provenance d’Espagne serait à l’origine de cette magnifique fondation. Le port se situe au cœur de cette épatante ville et s’ouvre largement sur la Garonne, très sensible au flux et reflux du marais.

Ce formidable port antique importait les céréales, l’huile, le vin, le garum (terme d’antiquité : sorte de saumure que faisaient les Romains en recueillant les liquides qui s’écoulaient de petits poissons salés et qu’ils aromatisaient fortement) et les autres marchandises en provenance de tout le monde bordelais, qui étaient ensuite acheminés jusqu’au port fluvial de l’Emporium.

Bordeaux, attribué à Gaspard Mérian, 1661 (AMBx Fi 40 B 41)

Bourdeaus 1565, anonyme, attribué à Élie Vinet, 1565 (AMBx Fi 40 B 19)
La description de la ville de Bourdeaux, cappitalle de la Guienne et grand port de mer, Claude Chastillon, 1641 (AMBx Fi 40 B 27)
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2. LES LOISIRS

L’Amphithéâtre

Le Palais Gallien était une construction destinée aux loisirs gallo romains. Il a probablement abrité des combats de gladiateurs, qui sont des professionnels ayant appris des techniques de combat dans des écoles spécialisées ; ainsi que des courses de char et autres jeux du cirque, mais surtout des exhibitions de bêtes sauvages et des reconstitutions de chasses aux fauves qui étaient particulièrement prisées ainsi que les reconstitutions de batailles. Il y avait aussi  la venatio, combat de l’homme contre des fauves.

Quant au théâtre, il s’agit d’une vraie culture populaire, qui pratique le mélange des genres, essentiellement celui de la comédie et de la tragédie.

Les riches romains organisaient les jeux pour le plaisir du peuple mais surtout pour leur propre gloire et leur soi-disant bonté, ainsi ils pouvaient assister aux jeux gratuitement. Les gradins accueillaient vingt mille spectateurs, suivant une hiérarchie sociale stricte, les notables prenant place en bas. Toute la société se retrouvait pour acclamer les héros de l’arène.

L’amphithéâtre se compose de deux parties essentielles : une arène centrale au contour elliptique (la piste), et un bâtiment en forme d’anneau tout autour (la cavea), où se trouvent des gradins en pierre. On y accédait par des escaliers et des couloirs faisant le tour de l’édifice.

L’amphithéâtre de Bordeaux, Elie Vinet, 1580 (AMBx Fi 19 O 15)

 

Le Palais Gallien, Auguste Bordes, 1845 (AMBx Fi 19 O 43)

 Les thermes

Les Romains passent une grande partie de leur après-midi dans les thermes, ils y vont pour se laver, se faire raser, mais aussi pour rencontrer des amis, faire du sport ou écouter des lectures publiques. Ces différentes activités expliquent la place qu’occupent les thermes dans la vie des Romains : les thermes offrent en effet des occupations physiques et intellectuelles et sont au centre de la vie sociale. Les thermes ouvrent à midi. Ceux qui ne possèdent pas de locaux séparés pour les hommes et les femmes pratiquent des horaires alternés : les femmes s’y rendent en début d’après-midi et les hommes ensuite .On choisit son en fonction de ses goûts et de son état de santé. De façon générale, les Romains aiment alterner les bains chauds et les bains froids, et souvent ils terminent par un bain froid pour raffermir leurs muscles. Certains thermes sont réputés pour leurs vertus curatives. Les baigneurs apportent leur strigile (sorte de racloir recourbé en métal) et leur soude (ancêtre du savon) pour se racler la peau et la débarrasser de la poussière accumulée lors des exercices à la palestre, leur huile de massage et leurs serviettes. Les riches sont accompagnés de leurs esclaves pour les assister :

- le balneator aide son maître pendant son bain ;

- l’unctor le masse ;

- l’alipus l’épile etc…

Les pauvres peuvent recourir aux nombreux esclaves qui travaillent dans les thermes. Toutes ces personnes et ces activités créent une atmosphère très vivante.

extrait de l’ouvrage de Dom Devienne, Histoire de la ville de Bordeaux, Bordeaux, De La Court, 1771 (AMBx Fi 40 A 3)
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3. LA RELIGION

A Burdigala au troisième siècle après Jésus Christ la religion chrétienne se met lentement en place malgré les persécutions. Mais l’une des religions subsistant le mieux est le culte de Mithra, déesse de la Lumière. Le mithraeum de Burdigala, qui a pu parvenir jusqu’à nous,est celui découvert en 1986. Situé à l’écart des centres économiques (et donc bruyant), d’une quualité vue nulle part ailleurs dans la région.

La découverte de ce sanctuaire est exceptionnelle et ne doit en fait sa sauvegarde qu’au principe même de sa construction. Il s’agit d’un bâtiment enterré.Il occupe une surface d’environ 200 m2. Il se présente comme une construction rectangulaire, flanquée d’une pièce annexe au sud.Les murs sont en opus mixtum: parements de pierres de petits appareils régularisés par des arases de briques, de part et d’autre d’un blocage avec des chaînages d’angle en moyen appareil. Sur le mur nord de la salle principale
revêtu d’un enduit, figuraient des vestiges de peintures à motifs géométriques (bandes rouges et jaunes) ou symboliques (sortes de flammes dans l’axe de la nef).

Les piliers de Tutelle

Monument romain du IIIème siècle de style sévérien, les Piliers de Tutelle étaient formés de vingt-quatre colonnes d’ordre Corinthien disposées en rectangle. Le temple avait la forme d’un rectangle de 30 mètres sur 20.

Ce temple était dédié à la déesse tutélaire de la ville, placé dans une situation stratégique, sur l’emplacement de l’actuel grand théâtre, les Romains y sacrifiaient pour protéger leur cité.

Le plan des Piliers de Tutelle nous a été conservé par l’architecte Claude Perrault (1613-1688).

Piliers de Tutelle, d’après Elie Vinet (AMBx 21 B B2)
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4. L’URBANISATION

Bordeaux est une ville dont le plan géometrique  se compose de deux grands axes : le cardo et le decumanus .

Le cardo maximus est le principal axe Nord- Sud, qui correspond aujourd’hui à la rue sainte Catherine, et le decumanus l’axe Est – Ouest, qui correspond aujourd’hui aux cours du Chapeau rouge et  de l’Intendance.

Burdigala était traversée par la Garonne où se jetait la Devèze .

Les rues de Burdigala étaient  censées être parfaitement perpendiculaires et parallèles mais à cause du relief , toutes les rues ne pouvaient être parfaites .

La cité a été entourée de remparts vers la fin du III siecle.

Durement frappée par les invasions barbares de 276 (la ville est pillée et incendiée), la cité édifie (selon le tracé actuel des cours d’Alsace-Lorraine, de la rue des Remparts et des cours du Chapeau Rouge et de l’Intendance) un castrum qui est construit en 286. Il s’agit d’une enceinte de 740 m sur 480 dont les murs ont une hauteur de 10 m et une largeur de 5 m.
On reconstruit également le port intérieur dans lequel s’écoule la Devèze.
La ville continue à briller pendant près d’un siècle, grâce au commerce de suif, de cire, de poix et de  papyrus.

extrait de l’ouvrage de Dom Devienne, Histoire de la ville de Bordeaux, Bordeaux, De La Court, 1771 (AMBx Fi 40 A 3)

Le vif pourtrait de la cité de Bourdeaux, anonyme, 1564 (AMBx Fi 40 B 580)

 

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